Le jour de la Saint-Valentin, j'ai fait un massage cardiaque à un sans-abri – Le lendemain, une limousine est arrivée chez moi

« D’accord », ai-je dit.

Il avait l'air soulagé.

« D’accord. Alors c’est fini. »

« Briar— »

Je me suis levée. « Profite de ton vin. »

« On peut gérer ça comme des adultes ? », a-t-il lancé sèchement.

Au début, j’ai cru à un ivrogne. Puis je l’ai vu : un homme effondré près d’une benne.

Des gens l'observaient.

Une femme s’est couvert le nez. « Oh mon Dieu, il pue. »

Un homme en blazer a murmuré : « Ne le touchez surtout pas. Il a sûrement quelque chose. »

J’ai regardé autour de moi. Personne ne bougeait.

« APPELEZ LE 112 ! », ai-je crié.

Ils me fixaient.

« APPELEZ LE 112 ! », ai-je hurlé à nouveau.

Un adolescent a sorti son téléphone. « D’accord, d’accord ! »

Je me suis agenouillée. J'ai mis en pratique ma formation.

« Monsieur », ai-je dit. « Vous m’entendez ? »

Rien.

Pouls faible, et irrégulier. Lèvres bleutées.

« Il lui faut une ambulance ! », ai-je crié.

Personne n'a bougé.

Très bien.

J’ai entrelacé mes mains et commencé le massage cardiaque en comptant à voix haute.

L’adolescent tremblait. « Une dame fait un massage cardiaque. On est derrière le bar avec l’enseigne du chien en néon. »

L’homme au blazer a reculé. Comme si la compassion était contagieuse.

Enfin, les sirènes se sont faites entendre. Les ambulanciers sont arrivés en courant, l’un d’eux s’est agenouillé à côté de moi.

« Vous lui avez fait un massage cardiaque ? »

« Oui », ai-je répondu.

« Bon travail. »

Ils ont pris le relais.

Ils ont installé l’homme sur un brancard. Ses yeux ont commencé à s'ouvrir. Il m’a regardée.